
Depuis le 30 juillet 2023 la CDEAO gèle les avoirs de l’État du Niger à la BCEAO. Ceci voudrait dire que le Trésor National du Niger ainsi que les banques commerciales ne peuvent plus être alimentés par la BCEAO.
Comme mesure alternative, le ministère des finances a ouvert des comptes bancaires au nom de l’État du Niger dans toutes les banques commerciales de la place. Ainsi les recettes internes peuvent être déposées et l’État du Niger par la même occasion serait en mesure de continuer à payer ses dépenses de fonctionnement incluant les salaires. L’effort actuel de mobilisation des ressources internes permettrait à l’État de continuer à payer les salaires et autres dépenses opérationnelles jusqu’à ce que la CDEAO revienne sous de meilleurs auspices.
Comme moyen de financement alternatif et additionnel pour faire face à l’embargo financier, l’État du Niger pourrait émettre un emprunt obligataire à l’attention de la diaspora nigérienne incluant ceux des pays amis et voisins comme le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. Le remboursement de cet emprunt pourrait être garanti par des barils de pétrole.
Le Niger ne serait pas en cessation de paiement ou dans l’incapacité de faire face aux dépenses opérationnelles comme le prévoyait l’ancien premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou lors de sa première déclaration après le coup d’État du 26 juillet 2023.
Souleymane Assane